
| Mise en Scéne | Chritophe Conty |
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| Régie | Bernard VIGNEAU |
| Avec : | |
| La Larbine | Anne VIOSSAT |
| Le Larbin | Eric DUBOURDIEU |
| Le Maître d'hôtel | Stéphane MAINGUY |
Trois employés d’un palace, plongés dans le petit enfer de leur quotidien, attendent que deux dictateurs décident du sort du monde. Jusqu’à ce que l’inéluctable se produise. De quoi créer un univers à la croisée des chemins, où la comédie, l’absurde, le grinçant et le burlesque se frôlent sans cesse dans une mécanique irrésistible. Le long de la plage déambulent deux dictateurs, le Nôtre et l’Autre. On ne sait plus trop si tout est décidé à l’avance, ou sur un coup de tête . Ils se déclarent la guerre, se réconcilient, enfin, se partagent le monde, et cela dans ce qui ressemble de plus en plus à un jeu. Depuis le balcon de la chambre du Nôtre, le Larbin les observe à la jumelle, croyant pouvoir lire sur leurs lèvres. La Larbine recommence mille fois de faire un lit, n’obtenant jamais le carré parfait. Le Maître d’hôtel, lui, craint pour la cuisson des côtelettes. Ces trois-là, dans un ballet absurde fait de répétitions et de critiques à demi-mot, sont à l’affût du moindre geste, de leur chef ou de l’autre, guettant, peut-être, le moment de la rébellion ?
Après une formation de comédien au cours Simon, il se tourne rapidement vers la mise en scène en s’intéressant d’abord à des auteurs consacrés avant de se tourner vers la création contemporaine. Mais c’est l’écriture qui finit par retenir principalement son attention. Il écrit de nombreux textes dont certains eurent le bonheur d’accéder à la lumière des projecteurs : Marcelle et Marcel (Manufacture des Abbesses – 2014, Guichet-Montparnasse - 2016) Une valise à la mer (Espace Comédia – 2008), La saga des masques (Théâtre du Petit Saint-Martin – 2008), Mathieu Solaire par la compagnie Solaire (tournée, 2007-2009), Oreste pour mémoire (Théâtre de Saint-Maur – 2007), En chair et en sucre par la Compagnie Tourneboulé (2002), Les nettoyeuses (France Culture – 2001), Les Rencontrées du Bel Hasard (LARC Scène nationale du Creusot – 2001), Rue sous voile de nuit (Théâtre de la Passementerie – 1999), La tête dans les nuages (Prix CIC 97, monté par la Comédie Française au Théâtre du Vieux-Colombier), La farce du roy Force (Guichet-Montparnasse)… Certaines ne bénéficièrent jusqu’à présent que de lectures publiques : Le nu de la mère morte (Théâtre du Chêne noir), Cher oncle Georg (d’après le livre éponyme de M. Horsinga-Renno – Festival des Ecritures d’Alfortville). D’autres, enfin, attendent dans un tiroir, confiantes de trouver un jour leur metteur en scène.